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Les fortifications de Kientzheim

Ce fut en 1374 que, sur la demande des Seigneurs de Ribeaupierre, l’archiduc Léopold III d’Autriche accepta d’élever Kientzheim au rang de ville. Deux documents datant l’un de 1375 et l’autre de 1434 attestent ce moment mémorable. 

DSCN4509Le premier document est une lettre que l'archiduc Léopold III adressa en 1375 au « Conseil, aux bourgeois, et aux gens de Kientzheim ». Cette lettre évoquait d'abord les invasions que les «Wilde Engeländer»  (les anglais sauvages) firent subir aux habitants de Kientzheim entre 1360 et 1374.

A leur tête se trouvait alors un certain Enguerrand de Coucy assisté de son fidèle lieutenant Arnold de Servole. Ces bandes sauvages pillaient, saccageaient et brûlaient tous les villages se trouvant sur leur route. N’échappaient à ces hordes meurtrières que les villes disposant de murailles. Kientzheim n’étant doté d’aucune fortification subit, elle aussi, les dommages perpétrés par les Anglais.Voilà pourquoi les villageois décidèrent d’entourer la ville de rempart pour se protéger de futurs pillards.

Le second document datant de 1434 faisait référence à DSCN0289une autorisation dans laquelle Léopold III accordait à Kientzheim la possibilité de tenir un marché hebdomadaire et d’être élevé au statut de ville. Cette charte, transmise à l’empereur Sigismond par l’administrateur du comte Jean de Lupfen, Burkhart de Rischach, devait établir la preuve du fondement juridique de cette autorisation.

Ulrich de Ribeaupierre accorda un intérêt tout particulier à cette affaire en édifiant sur ses propres deniers, la « Porte Basse » en 1375. Mais pour ce qui est des remparts, il appartenait aux habitants d’en supporter non seulement le financement mais également la charge de travail.

La commune fournit les surfaces de terrain nécessaires à la construction de l’ouvrage. Tout autour de l’agglomération, on préleva ainsi une bande de terre d’environ 40 mètres de large sur les propriétés avoisinantes. Une foule de travailleurs furent engagés dans un chantier qui devait s’étaler sur deux générations. La première étape consista à creuser au pic et à la pelle un profond fossé.

Ensuite, les femmes et les enfants furent chargés de rDSCN1119amasser dans le lit de la Weiss (la rivière coulant du fond de la vallée de Kaysersberg) de grandes quantités de galets ronds pour l’édification des murailles.

Tous les paysans furent astreints à la corvée suivante : amener le gravier, le sable et autres matériaux et les déposer sur place appelée « Kalch am blatz » (place du mortier) devant la « Porte Basse ». Des dizaines de manœuvres étaient chargés d’apporter leur aide aux maçons qui construisaient les murailles et les tours.

Les remparts coiffés de merlons faisaient en moyenne neuf mètres de haut. Sur la face interne des remparts, courait un chemin de ronde en bois. Cela permettait, aux soldats chargés de défendre la ville, de se protéger des projectiles de l’ennemi mais également de répondre aux

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 assaillants par des tirs d’arbalètes et d’arquebuses.

En 1644 on dénombrait cinq tours réparties sur les remparts. Si nous suivons ces tours dans le sens contraire des aiguilles d’une montre, nous y découvrons en partant de la « Porte Basse », la première tour du rempart nord, le « Diebsturm » (tour des voleurs). On l’appelait ainsi en raison de sa cave voûtée qui servait à emprisonner les voleurs et les pillards étrangers.

 

Pour peu que le curieux examine attentivement cette tour, et il apercevra un « Schreckkopf » (tête effrayante), signe magique intégré dans la frise d’arcanes romanes. L’étage supérieur de la tour ouvert et garni de pierre de taille forme une plate-forme étaient installées les pièces d’artillerie.

La tour suivante, la « Bürgerturm », (tour des bourgeois) est dirigée vers Kaysersberg. On l’avait dénommée ainsi parce qu’on y enfermait les bourgeois ayant commis un délit

Après avoir dépassé, la « Obertor » (porte haute, aujourd’hui disparue) on découvrait la « Hexenturm » (tour des sorcières). Cette tour était construite à l’endroit même où le « Muhlbach » (ruisseau qui traverse toute la ville) entrait sous les murailles. Elle aussi disparut en 1485.

Plus loin encore, sur la face sud du rempart, on rencontrait encore une tour plus petite, à l’endroit où le « Muhlbach » quitte la ville. Celle-ci fut détruite en 1678.

 

Quant à la dernière, il s’agissait plutôt d’un promontoire surplombant la muraille. On la désignait sous le nom de « Klenkererker » et qui se situait près de la « Niedere Muhlgasse » (moulin inférieur) vers le sud de la ville.

 

Quant à la dernière, il s’agissait plutôt d’un promontoire surplombant la muraille. On la désignait sous le nom de « Klenkererker » et qui se situait près de la « Niedere Muhlgasse » (moulin inférieur) vers le sud de la ville.

Quant à la dernière, il s’agissait plutôt d’un promontoire surplombant la muraille. On la désignait sous le nom de « Klenkererker » et qui se situait près de la « Niedere Muhlgasse » (moulin inférieur) vers le sud de la ville.