LES COULOIRS DU TEMPS DE COLMAR
C’est un vieux manuscrit daté du 12 juin 823 qui pour la première fois mentionne ce qui allait
devenir la ville de Colmar. Ce document stipulait qu’une partie du domaine fiscal carolingien, appelé « Fiscum Columbarium », était donnée à l’Abbaye de Munster. Colmar n’est pas encore une ville mais tout au plus une propriété gallo-romaine, la ville la plus proche étant alors « Argentovaria » (Horbourg). Les romains y avaient établi un camp fortifié pour endiguer les invasions alamanes (germaniques).
Au siècle suivant, le domaine fiscal fut partagé entre l’Abbaye clunisienne de Payerne (Suisse) et le Chapitre de l’église de Constance. C’est ainsi qu’en 965 apparut l’ « Oberhof » (Cour Supérieure) où fut fondé le prieuré bénédictin de Saint-Pierre situé sur l’emplacement de l’actuel lycée Bartholdi. Le « Niederhof » (Cour Inférieure) fut un domaine cédé par Welfe Rodolphe à son frère, l’évêque Othon de Constance, que l’on trouve entre la rue des Marchands, la Grand’rue et la rue de l’Eglise. Ces deux noyaux ainsi que le domaine acquis par l’Abbaye de Munster en 865, constituèrent les bases de la future ville de Colmar au début du XIIIe siècle. Mais il fallut encore attendre quelques années avant de voir Colmar élevée au rang officiel de ville. Une première étape fut franchie en 1214 lorsque
Une autre étape importante vit la construction d’un mur d’enceinte tout autour du bourg de Colmar. Mais ce ne fut qu’en 1226, dans une nouvelle charte, qu’apparut pour la première fois la dénomination « civitas » (cité) utilisée pour désigner Colmar. Colmar disposait non seulement d’un mur d’enceinte, mais aussi d’une administration autonome, et de « l’immédiateté » ce qui signifie qu’elle dépendait directement de l’Empereur Frédéric II, représenté localement par le « Landvogt » (bailli provincial). Cette épopée est décrite dans de nombreux livres d’histoires. L’auteur nous propose une lecture différente en vous emmenant à travers les rues et les ruelles de la cité. Il vous permet de retrouver toutes les traces encore visibles des évènements passés qui ont marqué l’hist
Pour cela il nous fait sortir des circuits habituels proposés par la plupart des guides touristiques. Il nous invite à découvrir ces lieux mystérieux et fascinants grâce à une promenade instructive et passionnante.
Et parce qu'en général le visiteur n’est ni historien, ni capable de décrypter ces inscriptions étranges gravées sur un mur où sur le linteau d’une porte, ce nouveau guide « Les Couloirs du temps de Colmar » l’aidera pas à pas à en comprendre la signification.
Cet ouvrage, au fil de ses pages, jette un regard sur l’histoire de Colmar et ses principaux acteurs. Il entraîn Certains appellent cela du « tourisme culturel », peu importe l’essentiel est de passer un bon moment à flâner dans le cœur de Colmar.
l’empereur Frédéric II ratifia une première transaction avec quelques nobles et bourgeois de Colmar.
oire de Colmar.
e le visiteur curieux dans un circuit complet à travers la cité durant environ deux heures. Grâce à plus d’une centaine de photos en couleurs, le promeneur retrouvera facilement les traces visibles laissées par les habitants du passé, ici dans une sombre ruelle, là au fond d’une une cour, au cours des siècles écoulés.